Bizikutzu 38 – Janvier 2022

« Bla bla bla » … voilà ce que l’on entend de la part nos soi-disant leaders »

Greta Thunberg – COP 26

Edito :

« Au commencement était la parole » (Évangile de Jean). Au-delà du message religieux, voilà une sage invitation à donner toute son importance à ce qui est dit, ce que l’on affirme. C’est d’autant plus vrai dans la sphère politique.

Chez Bizi, notre ambition est de veiller à ce que la parole donnée soit respectée. C’est ce que font les miltant·e·s au quotidien en intervenant dans les domaines du logement, de la mobilité… C’est aussi le rôle de nos lanceurs d’alerte que sont les Sentinelles écologiques. Veiller à ce que la parole donnée lors du Pacte de métamorphose écologique ait été respectée. Hitza hitz avaient-ils dit… et puis rien, ou pas grand-chose.

A plus grande échelle, il en va de même pour les COP qui se succèdent sans ambition. Tant que ces politiques locaux ou nationaux n’agiront pas dans le sens du bien commun, ne tiendront pas leur parole, nous lancerons les alertes nécessaires au débat public et à la prise de conscience.

Portrait : Ione, 27 ans, Ustaritz

« Le numérique est une face encore trop cachée de la crise climatique alors même que cela nous concerne toutes et tous directement, par nos usages, notre travail, les services que nous utilisons… Il me paraît crucial de questionner ces pratiques. »

Je suis membre de Bizi depuis un an. Nouvelle dans le coin, je voulais m’engager dans une association locale, militante, sociale et écologique. Les actions et le positionnement de Bizi m’ont parlé. Alors, j’ai participé à une assemblée mensuelle, puis une autre… et c’était parti. En arrivant, j’ai été frappée par le nombre de chantiers en cours, et du coup, du besoin important de bénévoles, de forces vives et de temps pour tout cela.

Même si je donne de temps en temps un coup de main sur d’autres chantiers ou sur des actions en fonction de mes disponibilités, mon engagement principal concerne le numérique. Je me suis engagée dans le groupe numérique à sa création parce que c’est une face encore trop cachée de la crise climatique alors même que cela nous concerne toutes et tous directement, par nos usages, notre travail, les services que nous utilisons… Il me paraît crucial de questionner ces pratiques. Le groupe en est à ses débuts. Le premier travail est donc de sourcer les informations, de comprendre les enjeux… C’est un bel apprentissage. Cela m’a permis d’acquérir des connaissances plus approfondies sur certains sujets.

Bizi m’a aussi permis de rencontrer des personnes vraiment chouettes !

Grand Angle : la LGV, un projet hors sol

Après des années d’absence dans le débat public, le projet de LGV a été relancé par le gouvernement à quelques mois des élections présidentielles. Le projet fait partie d’un ensemble dénommé GPSO (Grand Projet du Sud-Ouest) : Bordeaux-Toulouse, Bordeaux-Dax et Dax-Pays Basque Sud. La région Nouvelle-Aquitaine et le Conseil départemental défendent les supposés bénéfices du GPSO, dont le coût se chiffre au total à 14 milliards d’euros, en excluant le tronçon basque qui n’a pas encore fait l’objet d’une déclaration d’utilité publique. En revanche, 78 % des élus du Pays Basque Nord ont voté contre. Bizi s’en félicite. Études à l’appui, le CADE a démontré que les bénéfices de temps et l’impact économique du projet sont minimes. Le coût de prise en charge par la collectivité s’annonce énorme, sans parler de son coût environnemental. D’après le CADE, l’emprise totale du GPSO sera de 6 300 ha « dont 1 500 ha de terres agricoles (470 exploitations), 3 300 ha de forêts, 370 ha de zones humides, 90 plans d’eau ». Alors que les questions de souveraineté alimentaire et de protection de l’environnement sont aujourd’hui au centre des décisions, le projet de LGV apparaît encore une fois hors sol. En lieu et place de ce projet titanesque aux retombées plus qu’hasardeuses, le CADE et Bizi! soutiennent la rénovation des lignes actuelles et le renforcement du maillage de transports de proximité sur le territoire. Dimanche 19 décembre, le CADE a organisé une marche contre la LGV. Le combat continue !

Visite guidée : Les sentinelles écologiques

Aujourd’hui, c’est une quarantaine de militants qui se répartit à travers Iparralde, sur les 56 communes suivies. La mission des sentinelles est donc de contribuer à informer et sensibiliser élu·es et citoyen·nes en distribuant leur gazette et les résultats du suivi afin de toucher le plus largement possible la population et d’inciter les élu·es à passer à l’action. Concrètement, les sentinelles rencontrent les élu·es, font remonter les actions communales exemplaires pour inspirer les autres, et alertent sur les projets climaticides avec des actions non violentes si nécessaire. Leur travail s’appuie sur les retours des communes, sur les éléments fournis par des acteurs associatifs, les signalements des citoyen·nes et les infos récoltées par les sentinelles elles-mêmes. L’objectif est d’impulser une métamorphose écologique du territoire (communes et communauté d’agglomération) à même d’assurer un habitat soutenable, résilient et solidaire pour tous, dès aujourd’hui, mais avec le regard tourné vers l’avenir. Les gazettes, rapports et appels à militant sont une mine d’informations pratiques à consulter sur le site de Bizi.

On l’a fait : Publier l’état d’avancée de la métamorphose écologique en Pays Basque nord

Après un travail colossal de plusieurs mois, le comité Hitza Hitz qui suit les engagements des communes et de la CAPB vis-à-vis du Pacte de métamorphose écologique a sorti son rapport complet. Les engagements et actions de 56 communes du territoire représentant 87% de la population du Pays Basque nord ont été décortiquées.

Pendant la COP26, Bizi ! avait déjà dévoilé une synthèse de ce rapport. Une cérémonie avait été organisée pour décerner le trophée de ”papillon d’or” à la commune la plus proactive et les trophées de “carpe d’or” à la commune la plus muette sur ses actions et “l’autruche d’or” à celle qui a le plus la tête dans le sable face aux questions environnementales.

Dans ce rapport intitulé « Sortir du “réalisme” de l’inaction », Bizi! dénonce le niveau global d’inaction pour opérer la métamorphose écologique nécessaire face à l’urgence climatique, avec 40 communes au stade 0 de la transition. Une urgence qui a été appuyée par les inondations subies par une partie des communes du territoire.

Rendez-vous

  • Mercredi 5 janvier 19:00 – 21:00 Assemblée mensuelle de Bizi
    Fondation Manu Roblez Arangiz-20 rue des cordeliers, Bayonne
  • Jeudi 6 janvier 18:30 – 20:15 Groupe migrant.e.s
    Fondation Manu Roblez Arangiz-20 rue des cordeliers, Bayonne
  • Vendredi 7 janvier 19:00 – 21:00 Réunion Bizi! Barnekalde – Groupe local Bizi! PB Intérieur-Local EHLG
    Euskal Herriko Laborantza Ganbara, Ainhice-Mongelos
  • Lundi 10 janvier 18:30 – 20:30 Réunion Sentinelles/Begiraleak – HITZA-HITZ – Alternatives Territoriales, municipales, intercommunales
    Fondation Manu Roblez Arangiz-20 rue des cordeliers, Bayonne
  • Lundi 17 janvier 19:00 – 21:00 Jakazan/k Logistique
    Local de Bizi – Maiatz-22, rue des cordeliers, Bayonne
  • Mercredi 19 janvier 19:00 – 21:00 Accueil Nouvelles-aux
    Fondation Manu Roblez Arangiz-20 rue des cordeliers, Bayonne
  • Mercredi 19 janvier 19:00 – 21:00 Euskaraz Bizi!n
    Local de Bizi – Maiatz-22, rue des cordeliers, Bayonne
  • Jeudi 20 janvier 19:00 – 21:00 Réunion groupe communication
    Local de Bizi – Maiatz-RDC-22, rue des cordeliers, Bayonne (10)
  • Lundi 24 janvier 19:00 – 21:00 Groupe Habitat
    Fondation Manu Roblez Arangiz-RDC-20 rue des cordeliers, Bayonne (49)
  • Jeudi 27 janvier 19:00 – 21:00 Réunion Bizi! Barnekalde – Groupe local Bizi! PB Intérieur-Local EHLG!
    Euskal Herriko Laborantza Ganbara, Ainhice-Mongelos
  • Mercredi 2 février 19:00 – 21:00 Assemblée mensuelle de Bizi
    Fondation Manu Roblez Arangiz-20 rue des cordeliers, Bayonne
  • Jeudi 10 février 18:30 – 20:15 Groupe migrant.e.s
    Fondation Manu Roblez Arangiz-20 rue des cordeliers, Bayonne