Articles du Vendredi : Sélection du 19 avril 2019


Climat : le « Guardian » intègre le taux de CO2 dans l’atmosphère dans sa rubrique météoDe la fragilité du monde Hervé Kempf https://reporterre.net/De-la-fragilite-du-monde

L’effroi, la catastrophe, la sidération, la tristesse, une part de nous-même, un trésor mondial… les mots et bien d’autres ont été prononcés, et ils sont justes. L’incendie qui a ravagé le toit de la cathédrale Notre-Dame-de-Paris, lundi 15 avril au soir et dans la nuit, a abîmé gravement bien plus qu’un monument : ce drame qui a frappé un des lieux les plus connus au monde a fait vibrer dans l’âme de millions de personnes un sentiment d’effondrement. Comme si une part du monde s’écroulait, comme si un des piliers de l’univers s’était affaissé, comme si l’ordre qui permet à l’humanité agitée de mille tourments et conflits de tenir tant bien que mal était ébranlé.

C’est bien de cela qu’il est question. Et d’une manière très différente de l’effroi que l’on avait ressenti le 11 septembre 2001, quand les tours du World Trade Center s’étaient écroulées sous le choc d’avions terroristes. Ce qui était en cause, alors, c’était la puissance de la nation la plus forte, assaillie par ses adversaires. Quand les flammes ont rugi dans les combles obscurs de Notre-Dame-de-Paris, elles ont altéré une trame indicible qui a à voir avec la spiritualité, si l’on entend par ce mot l’acte créateur qui pousse les humains à se dépasser.

Une métaphore pourrait surgir chez celles et de ceux qui ont en permanence la gravité de la crise écologique à l’esprit : cette catastrophe qui frappe si lourdement une œuvre humaine chargée de sens et de puissance d’évocation, elle est un écho de la catastrophe silencieuse qui ravage les forêts et les savanes, les îles et les montagnes, et qui se traduit partout par un massacre insensé de la vie – ce qu’en termes savants on nomme « extinction de la biodiversité ». Le feu est parti dans une charpente constituée de poutres de chênes vieux de plusieurs centaines d’années ; d’un endroit qu’on appelait « la forêt ». Les forêts du monde brûlent aussi en Amazonie, en Indonésie, en Afrique, et d’une manière indirecte chez nous.

Puisse le sentiment de compassion et d’effroi, mais aussi de souci de préserver un trésor commun, jailli au regard de la catastrophe, nourrir notre attention au monde qui nous entoure, et pas seulement les pierres que nous ont léguées nos ancêtres.

Fiscalité, énergie et carbone : pas de transition écologique sans justice sociale. Contribution climat solidaire. Principe pollueur payeur. Revenu Climat. « Introduction : Saisir l’opportunité de la Page Blanche » Ce travail a été réalisé par Alternatiba, Bizi !, la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme, le Réseau Action Climat, le Secours Catholique Caritas France et le WWF.Le Réseau Action Climat et ses associations membres souhaitent remercier l’économiste de l’énergie Audrey Berry pour son travail de modélisation des scénarios pour la contribution climat solidaire et des revenus climat www.fondation-nature-homme.org/sites/default/files/publications/rac_fiscalite_carbone.pdf

Les énergies fossiles nous entraînent vers un monde dont nous ne voulons pas, celui de l’emballement climatique et de l’effondrement de la biodiversité.

Nous libérer de l’emprise du pétrole, du charbon et du gaz naturel est un enjeu vital. Pour cela, la fiscalité écologique, qui permet de donner aux énergies le vrai prix de leurs impacts sur nos vies, est un outil indispensable.

Mais notre conviction est profonde : il n’y aura pas de transition écologique sans justice sociale et fiscale. Nous allons même plus loin. La justice sociale et fiscale est un accélérateur de transition écologique quand elle permet à chacun, quel que soit ses conditions de revenu, de prendre sa part à la préservation du climat et du vivant, tout en mettant à contribution jusqu’aux plus grands pollueurs. Malgré nos alertes répétées, nous n’avons pas été réellement entendus.

Le mouvement des Gilets Jaunes est venu sanctionner une approche court-termiste de la fiscalité sur les pollutions. Ici, nous actons donc la fin de la taxe carbone version pré-Gilets Jaunes, c’est à dire une fiscalité dite écologique mais pensée pour beaucoup dans une logique de rendement budgétaire.

Alors que le Grand débat s’est achevé, nous proposons de transformer ce qui pouvait apparaître comme un recul – le gel de la taxe carbone – en opportunité. Nous appelons les pouvoirs publics à se saisir de la page blanche qui est devant nous pour repenser la fiscalité écologique sur des bases durables.

Pour se faire, il faut se souvenir de l’unique objectif de la fiscalité sur les pollutions : donner un signal-prix. En clair : rendre plus chères les énergies polluantes pour rendre préférable – et plus rentable- la réduction de la consommation et le changement de source d’énergie.

Alors que la fiscalité écologique doit inciter au changement, elle s’est au contraire retrouvée à enfermer trop de Français dans des pratiques face auxquelles on ne leur offrait aucune alternative abordable. C’est pour cela que nous proposons la mise en place d’un Revenu Climat qui doit permettre de donner aux ménages vulnérables le temps de s’adapter.  Et parce que l’action seule des ménages ne suffira pas, il est temps de mettre à contribution les secteurs les plus polluants, qui depuis trop longtemps profitent d’aides à la consommation d’énergies fossiles.

Ce virage vers la sobriété énergétique est une urgence. La fiscalité écologique trace le chemin. Mais pour l’emprunter définitivement, les ménages, les collectivités territoriales et les secteurs les plus polluants – notamment les salariés- auront besoin d’un accompagnement sans précédent. Un plan d’investissement massif devra compléter le dispositif global.

Nous avons toutes les cartes en main pour prendre le chemin d’une transition écologique et donc solidaire. Nous ne pouvons pas rater ce rendez-vous.

 

Blocages à Londres pour un « état d’urgence écologique » AFP www.goodplanet.info/actualite/2019/04/16/blocages-a-londres-pour-un-etat-durgence-ecologique

Plusieurs milliers de manifestants ont perturbé la circulation lundi à Londres à l’appel du mouvement Extinction Rebellion pour réclamer un « état d’urgence écologique », au premier jour d’une action qui doit se prolonger toute la semaine dans 80 villes et 33 pays.

Ces militants se sont réunis dans cinq lieux de la capitale britannique, sur des artères particulièrement fréquentées, comme le pont de Waterloo ou Oxford Street, ou à proximité des symboles du pouvoir politique ou économique, comme à Parliament Square, à quelques dizaines de mètres du parlement.

« A chaque jour de blocage, la pression sur le gouvernement va s’intensifier. Le nombre de jour que nous tiendrons est l’élément clé », a déclaré à l’AFP Larch Maxey, un des porte-parole du mouvement.

Il espère que cette action aboutira à une rencontre avec le gouvernement: « S’ils ne répondent pas à nos demandes, nous allons continuer à donner de l’ampleur à la mobilisation ».

Aux extrémités du pont de Waterloo, plus d’un millier de militants bloquaient la circulation en milieu de journée, laissant seulement passer les vélos ou les skateboards.

Munis de brouettes, ils se sont attelés à construire une allée d’arbres au centre du pont, voulant lui donner l’apparence d’un jardin. Plusieurs centaines de personnes en profitaient pour déjeuner au soleil dans une ambiance bon enfant, après l’installation de stands de nourriture végétarienne.

Autre ambiance à Parliament Square: en début d’après-midi, des manifestants brandissaient des squelettes géants, défilant derrière un tombeau noir orné de papillons et d’abeilles.

« Ce sont des funérailles, pour toutes les espèces disparues » ou celles en danger « comme les abeilles », a expliqué Michelle Petitjean, maquillée d’une tête de mort mexicaine.

« Le bon vieux temps est fini! », a poursuivi cette Londonienne de 65 ans. « Ça ne veut pas dire qu’on ne va plus s’amuser, mais je blâme ma génération pour son matérialisme ».

Mouvement international né au Royaume-Uni, Extinction Rebellion appelle à la désobéissance civile non-violente contre l’inaction climatique.

Venue spécialement des Cornouailles (sud-ouest de l’Angleterre), Manda Brookman, 53 ans, a assuré être « prête à (se) faire arrêter pour le bien de nos enfants ».

A ses côtés, sa fille Ruby, 22 ans, qui travaille avec des réfugiés, a expliqué avoir « déjà vu des gens migrer à cause du changement climatique, de la sécheresse en Afrique de l’Est il y a quelques années ».

L’occupation des différents sites à Londres devrait se poursuivre cette nuit et des manifestants camper près de Hyde Park.

Au Royaume-Uni, le mouvement a trois revendications: la proclamation d’un « état d’urgence climatique et écologique », l’élaboration d’un plan d’actions pour « réduire à zéro » les émissions nettes de gaz à effet de serre d’ici 2025, et la création d’une « assemblée citoyenne » sur les questions de justice climatique.

Le siège de l’entreprise Shell a aussi été pris pour cible dans la journée par des manifestants, qui ont accusé la compagnie pétrolière d’ »écocide » – défini par l’organisation comme la « destruction d’écosystèmes », assimilable selon elle à un « crime contre l’humanité ».

Les activistes ont brisé les portes vitrées d’accès au bâtiment, déroulé une banderole « Shell knows » (Shell est au courant), ou encore tagué les mots « mensonges » sur la façade. Cinq personnes ont été interpellées dans la foulée, selon le mouvement.

Extinction Rebellion a annoncé, dans le cadre de sa « rébellion internationale », des mobilisations dans 80 villes dans 33 pays jusqu’au 22 avril.

En Espagne par exemple, des manifestants ont empêché des véhicules d’entrer dans le siège du pétrolier Repsol.

A Berlin, plusieurs manifestations pacifistes ont eu lieu, notamment devant le Bundestag, où des militants, principalement jeunes, portaient des panneaux appelant à « se rebeller pour la prochaine génération ». L’accès au pont de l’Oberbaumbrücke, qui relie l’est au sud de la ville, a aussi été bloqué pendant deux heures.

Entre autres actions, des blocages de routes sont aussi prévus mardi et mercredi à Vienne ou vendredi à Paris, un « camping non-violent » à Melbourne, devant le parlement de l’Etat de Victoria (sud-est de l’Australie) à partir de mardi soir, et un rassemblement est annoncé à Washington dimanche.

 

Mobicoop, alternative à Blablacar et à son monde, veut faire du co-voiturage un « bien commun » Fabien Ginisty (L’Âge de faire) www.bastamag.net/Mobicoop-alternative-a-Blablacar-et-a-son-monde-veut-faire-du-co-voiturage-un 8 février 2019

En proposant un service au départ gratuit, Blablacar a rapidement construit un monopole quasi-total sur le covoiturage hexagonal. 15 millions de Français paient désormais, à chaque trajet, une commission au prix fort, qui a permis à l’entreprise d’investir dans 22 pays et de racheter Ouibus, la filiale en difficultés de la SNCF. Véritable « bien commun » pour certains, le covoiturage pourrait cependant être géré différemment. C’est ce que tente de lancer une poignée de citoyens, en créant Mobicoop, une plateforme coopérative qui met gratuitement en relation les covoitureurs. Un article de notre partenaire L’âge de faire.

Treize millions de personnes en France utilisent quotidiennement leur voiture pour aller travailler. Parmi elles, neuf sur dix ne transportent qu’elles-mêmes [1]. Pour résoudre cette absurdité aux conséquences graves, le covoiturage apparaît comme une des solutions simples et faciles à mettre en œuvre. En ces temps « disruptifs », la collectivité compte sur les initiatives privées pour répondre à l’intérêt général. Avec les « investissements d’avenir », elle subventionne des entreprises pour s’implanter sur le « segment » du covoiturage courte distance. Ces entreprises sont parfois des multinationales, comme Blablacar, dont la valeur est estimée à 1,4 milliard d’euros [2].

« On est allé assez loin sur le covoiturage longue distance. On peut dire que c’est démocratisé. Maintenant, tout ce qui est domicile-travail et courte distance, ça reste une part du gâteau énorme », explique Nicolas Brusson, l’actuel directeur général de Blablacar [3].

La « démocratisation » selon Blablacar

On voit ce que donne la « démocratisation » du covoiturage à la sauce Blablacar : lever des fonds considérables de manière à proposer un service gratuit, le temps d’étouffer les concurrents, de les racheter s’ils sont trop coriaces, et d’obtenir ainsi le monopole. Ensuite, Blablacar a les mains libres pour imposer ses conditions aux utilisateurs : récupération des données personnelles, et surtout, paiement d’une commission dont le montant est, bien sûr, plus élevé que le service rendu. C’est le principe du capitalisme, il faut rémunérer le capital.

On voit mal Bill Gates faire du covoiturage : si ce mode de mobilité explose, c’est avant tout parce qu’il est le moins cher. On peut même avancer que, parmi les 15 millions de Français inscrits sur Blablacar [4], beaucoup sont contraints de faire du covoiturage car ils n’ont pas, ou plus, les moyens de faire autrement : supporter seuls les frais d’essence, acheter une voiture, prendre le train – parce qu’il est trop cher, ou que le service est défaillant. Un chiffre pour s’apercevoir de l’ampleur qu’a pris Blablacar : près de la moitié des 18-25 ans ont donné leur nom, leur âge, leur localisation, et très souvent leur photo, leurs « centres d’intérêt », et leur numéro de compte à la plateforme [5].

« Le covoiturage est un bien commun, et la plateforme doit appartenir à ceux qui s’en servent »

Conclusion : de riches investisseurs privés font de l’argent sur la paupérisation d’une partie croissante de la société, voire sur les comportements altruistes et écologistes de certains covoitureurs, le tout avec l’assentiment des pouvoirs publics. Heureusement, des citoyens ont les pieds sur terre, parmi lesquels Nicolas Raynaud. En 2011, il a mis au point une plateforme de covoiturage gérée par une association : Covoiturage libre. Par leur travail bénévole, Nicolas et les autres ont construit en quelques semaines une véritable alternative à Blablacar : la mise en relation n’est même pas effectuée à prix coûtant, elle est gratuite. Tout repose sur le bénévolat et les dons des utilisateurs, qui permettent de payer le matériel et l’infrastructure informatique. Et ça a marché : la communauté a rapidement compté des dizaines de milliers de membres. Les bénévoles se sont accrochés pour gérer le succès…

« On change de statut et de nom, mais la philosophie reste la même : on considère que le covoiturage est un bien commun, que la plateforme doit appartenir à ceux qui s’en servent. » Bastien Sibille est le dernier président de l’association Covoiturage libre. Le voilà désormais premier président de la coopérative Mobicoop, basée à Nancy, qui a repris l’activité de l’association en novembre. « Ce statut permet aux utilisateurs de devenir, s’ils le souhaitent, associés de la coopérative. Avec cet argent, on pourra vraiment développer le site internet pour proposer un meilleur service, et ne plus compter uniquement sur le travail bénévole. »

Appel lancé à tous les covoit’s

Dans la continuité de l’association, la coopérative s’engage à « ne prendre aucune rémunération sur les trajets réalisés », et à « protéger les données des utilisateurs ». Les revenus seront tirés des dons, ainsi que de prestations aux collectivités et entreprises pour la mise en place et l’accompagnement de plateformes spécifiques. Pour éviter le piège d’un fonctionnement très hiérarchisé, où « on demande aux associés de voter une fois par an pour l’équipe en place, sans leur donner la possibilité de délibérer véritablement », Mobicoop fait la part belle dans ses statuts aux méthodes dites de « sociocratie », afin de faciliter l’implication des associés dans la vie quotidienne de la coopérative.

L’appel à souscription a été lancé début novembre. L’objectif de Mobicoop est de réunir au moins 20 000 coopérateurs dans ses assemblées générales, et de collecter au moins 2 millions d’euros – la part valant 100 euros. Pas de quoi s’implanter dans 22 pays, ou racheter Ouibus comme vient de le faire Blablacar en novembre [6])… Simplement permettre aux usagers de se réapproprier le covoiturage, et leur donner les moyens de ne pas dépendre de l’ogre Blablacar. Le défi est de taille, le relever ne dépend que de nous.

+ d’infos : Pour covoiturer avec Mobicoop ou devenir coopérateur : www.mobicoop.fr

‘Gasteizen Friday’s for Future’ asanblada egonkor batean bilakatzailea erabaki dute Hala Bedi @halabedi www.argia.eus/albistea/gasteizen-fridays-for-future-asanblada-egonkor-batean-bilakatzailea-erabaki-dute

Martxoaren 15eko mobilizazio arrakastatsuaren ostean, Gasteizen Friday’s for Future asanblada egonkor bat osatzea erabaki dute sustatzaileek. Gasteizko Udaleko ingurumen-politika salatzeko, eraztun berdean bildutako zaborra Udaletxe atarian utzi dute.

Aurreko martxoaren 15eko klima-aldaketaren aurkako mobilizazio arrakastatsuaren ostean, Gasteizen Friday’s for Future asanblada egonkor bat osatzea erabaki dute sustatzaileek. Asanblada berri hau aurkezteko asmoz, aurreko apirilaren 6an Eskibel inguruan bildu ziren inguruko baso, erreka eta landetan zegoen zaborra biltzeko.

Astelehenean, ordea, asteburuko ekintza borobildu zuten bildutako zaborra Udaletxeko atean utziz. “Era honetan instituzioek emergentzia klimatikoari aurre egiteko duten erantzukizuna azpimarratu nahi dugu. Benetan katastrofe egoera bat ekidin nahi badugu instituzioek neurri sakonak martxan ipini beharko dituzte eta”, azaldu dute osatu berri den asanblada egonkorretik.

Salatu dutenez, nahiz eta Gasteizko Udaletik behin eta berriz aipatu “Green Capital” hitzak, “azkenengo urteetan ez da ia-ia aurrera egin klima aldaketaren aurkako borrokan“. Adibidez, kasu batzuetan ingurugiroan eragin oso negatiboa duten proiektuak ere ez direla geldiarazi gaitzetsi dute, Subijanako gas putzuak kasu. “Proiektu hau bertan behera geldituko litzateke Udalak ezezkoa emango balio bertako lurrak berkalifikatzeari”.

Hala ere, sustatzaileen ustez, dena ez da negatiboa udal barruan. Bertako hainbat teknikari “lan ederra” egiten dabiltzla uste dute, esate baterako, aurreko ostiralean Gasteizko potentzial fotoboltaikoari buruzko txosten bat aurkeztu zutenek. Universidad Politécnica de Madrideko bi ikertzailek egindako txosten honek azaltzen zuen legez Gasteizko teilatu guztietan eguzki-plakak instalatuko balira, hiriak autosufizientzia energetikoa lortuko lukeela.

“Zergatik Udalak ez du iniziatiba hartu eta energia enpresa publiko bat sortzen plaken instalazioa sortzeko?”, galdetu dute Friday’s for Future Gasteiz ekimenetik. “Aldaketa klimatikoaren aurka hainbat neurri jar daitezke martxan, noski: hondakinak, elikadura, garraioa… Eta Udala bakarrik ez, baizik eta erakunde guztiak barnebiltzen dituzten neurriak”. Zentzu honetan, laster egingo dute publiko neurri zerrenda zabalago bat, beste instituzio batzuk ere interpelatuz.

Albiste hau Hala Bedik argitaratu du eta CC-by-sa lizentziari esker ekarri dugu.