Bizi! se joint aux appels à se mobiliser massivement mercredi 10 septembre. Le gouvernement s’acharne sur les classes moyennes et populaires, tout en veillant à ce que les plus riches s’enrichissent. La métamorphose écologique est aussi victime de ces choix budgétaires. Il est temps de changer de cap !
Bizi! partage le ras-le-bol exprimé depuis plusieurs mois et renforcé par les annonces du Premier Ministre mi-juillet concernant le budget.
Le coût de la vie augmente et plonge une part toujours plus grande de la population dans la galère et l’anxiété. Que ce soit en matière de logement, premier poste de dépense contrainte, et problème particulièrement aigu au Pays Basque nord. Que ce soit parce qu’une grande partie de la population est toujours dépendante de la voiture et des dépenses associées. Que ce soit parce que les salaires ne suivent même pas le rythme de l’inflation.
Les services publics, eux, se dégradent faute de financements suffisants et sont débordés : à l’hôpital, dans les écoles, dans les services sociaux… Là aussi, nous le constatons au Pays Basque dans notre quotidien.
Dans le même temps, l’indécence des inégalités est toujours plus évidente. Ainsi, les quatre milliardaires français les plus riches et leurs familles ont vu leur fortune augmenter de 87 % depuis 2020, d’après l’ONG Oxfam. Et l’Observatoire des Inégalités nous informe que les 10 % les plus riches émettent en moyenne 40 tonnes de gaz à effet de serre par ménage et par an, contre 15 tonnes pour les 10 % les plus modestes.
Cette situation est clairement la conséquence de la politique néolibérale menée par Emmanuel Macron et sa majorité depuis 2017. D’un côté, il déroule le tapis rouge aux plus riches et aux grandes entreprises (suppression de l’ISF, subventions publiques sans aucune contrepartie sociale ou écologique lors de la période covid, vote contre la taxe Zucman en début d’année…). De l’autre, il ne cesse de durcir la vis : réforme des retraites en 2023, attaques à répétition contre les droits au chômage, affaiblissement du RSA. Et maintenant la proposition de suppression de jours fériés…
Enfin, comment ne pas être gagné par la colère et la désillusion face au déni de démocratie : utilisation répétée du 49.3, absence de changement de cap suite au désaveu exprimé lors des élections législatives ayant suivi la dissolution de l’Assemblée nationale en 2024, sans parler du mépris envers le mouvement des gilets jaunes (avec son Grand débat qui n’était qu’effet d’annonce) ou le passage en force sur les retraites ? En matière d’écologie, les mêmes causes (une politique au service des intérêts des plus riches) provoquent les mêmes effets (loi Duplomb, inaction climatique, réductions budgétaires).
Cette situation est évidemment instrumentalisée par l’extrême droite pour monter les classes populaires les unes contre les autres : contre les migrant-es, contre les personnes au chômage ou au RSA, etc.
Il est temps de changer de cap ! Place à une politique de redistribution des richesses digne de ce nom (imposer les superprofits, restaurer l’ISF, rendre la fiscalité plus progressive) et flécher ces recettes pour améliorer la vie du plus grand nombre et pour accélérer la métamorphose écologique.