1200 personnes pour le climat à Bayonne !

La matinée de ce samedi 8 décembre a été riche de mobilisations pour le climat à Bayonne, dans le cadre de la mobilisation internationale organisée à l’occasion de la COP24.

Un rassemblement vert et jaune

Dès 10H00 du matin ; à l’appel de l’antenne locale d’« Il est encore temps » et du mouvement Bizi ; 1 200 citoyen.ne.s, militant.e.s climat et Gilets Jaunes ont convergé vers la mairie de Bayonne. Cette première rencontre a vu le jaune et le vert se mélanger derrière des banderoles de type « Justice sociale et climat, même combat », « Si le climat était une banque, il y a longtemps qu’ils l’auraient sauvé » ou encore « Fins du mois et fin du monde, même combat ». Des prises de paroles en français et en basque appelaient alors à « faire sonner l’alarme climatique pour réveiller nos sociétés et enclencher un mouvement irrésistible pour protéger nos droits et ceux de la planète». Joignant le geste à la parole, les manifestant.e.s ont alors fait sonner alarmes, réveils et autre sirènes.

Une marche

La marche pour le climat a alors démarré pour traverser le centre ville en distribuant des tracts « justice sociale et climat, même combat ! » aux habitant.e.s, pendant que les Gilets Jaunes partaient de leur côté défiler et réaliser les actions qu’ils avaient programmées pour ce samedi.

La marche, qui a rassemblé 950 personnes, s’est conclue devant le Château Vieux par un appel à rester mobilisés et à mettre en route d’en bas la transition sociale et écologique que les dirigeants politiques et économiques se refusent à enclencher .

Une action de nettoyage…

Au même moment, à une centaine de mètres de là, une autre action pour le climat venait tout juste de démarrer. Des activistes de Bizi étaient rentrés dans l’agence principale de la Société Générale pour… y faire le ménage. Au total plus de 100 militant.e.s ont passé sols, vitres, guichets, distributeurs et bureaux de la banque à la serpillière ou au pulvérisateur, au lave-vitre ou à l’éponge, le tout constituant un spectacle quelque peu surréaliste auquel assistaient plusieurs centaines de personnes venues de la marche climat. Au milieu de la mousse et des sourires amusés, des banderoles appelaient à une action non-violente géante le vendredi 14 décembre à Paris, à l’agence centrale de la Société Générale, boulevard Haussmann, à l’occasion du dernier jour de la COP24.

Anne Denoroy, porte-parole des « nettoyeurs-ses » de Bizi, expliquait l’action en cours aux journalistes et au public présent (dont de nombreux.ses participant.e.s à la marche climat) « On demande à la population de faire des efforts et de contribuer à la réduction indispensable des gaz à effet de serre, responsables du dérèglement climatique. Mais au même moment, on laisserait certaines grandes banques françaises ruiner ces efforts en finançant de gigantesques projets polluant et fortement émetteurs de gaz à effet de serre à travers le monde entier ? Aujourd’hui, la Société Générale est la N°1 des énergies les plus sales et dangereuses, comme les sables bitumineux, les gaz de schiste ou les forages en Arctique et en eaux profondes. Elle doit cesser ces financements et utiliser au contraire l’argent de ses clients pour financer la transition énergétique ! Ces derniers et tout les citoyens doivent la rendre plus propre, à l’image de l’action que nous menons aujourd’hui, et que nous renouvellerons vendredi prochain à Paris !

L’action s’est terminée à 11H45 sans incident et sans intervention de la police.