Justice climatique

Bizi a déjà dénoncé le fait que de nombreuses communes du Pays Basque, dont Biarritz encore dans le cas de la rénovation de l’avenue de Victoria, violent régulièrement la loi et notamment l’article L228-2 du Code de l’environnement qui exige qu”à l’occasion des réalisations ou des rénovations des voies urbaines (…) doivent être mis au point des itinéraires cyclables pourvus d’aménagements sous forme de pistes, marquages au sol ou couloirs indépendants, en fonction des besoins et contraintes de la circulation“.

Dans ce cas, et contrairement à ce qui se passe avec les décrochages de portraits Macron, il n’y a jamais de poursuites. Pourquoi ? Que font les préfets, les procureurs ? Pourtant, il s’agit de faits autrement plus graves que le décrochage d’une photo, fut-elle présidentielle, puisque cela met en danger la vie même des personnes se déplaçant en vélo pour ne pas contribuer à la pollution et au dérèglement climatique.

Qu’il s’agisse des communes qui ne prennent pas au sérieux l’impérieuse urgence de mettre en place des alternatives au tout voiture ou bien l’État visé par la plainte de l’Affaire du Siècle pour inaction climatique, appuyée par plus de deux millions de citoyen.ne.s, la justice doit poursuivre les décideurs politiques qui désertent face au risque d’emballement du climat, pas les lanceurs d’alerte !