Interdiction du boulevard du BAB aux cyclistes : appel à désobéir !

Bizi! appelle à désobéir à l’interdiction aux vélos du boulevard du BAB. Une vélorution est organisée le dimanche 8 décembre, journée mondiale pour le climat. Rendez-vous est donné à 10H30 devant la mairie de Bayonne.

Depuis que la vitesse a été réduite à 50km/h sur le boulevard du BAB, il est interdit d’y circuler en vélo. Dans un contexte où nous devons faire plus de place aux mobilités douces, cette interdiction est une aberration. Les cyclistes du quotidien faisant l’effort de se déplacer sans polluer peuvent se voir verbaliser d’une amende de 35€. Pour protester contre cette injustice, et demander à ce que des aménagements soient réalisés sur cet axe, Bizi! appelle à une grande action de désobéissance civile le dimanche 8 décembre, journée mondiale pour le climat. Il s’agira de traverser toutes et tous ensemble le boulevard du BAB en vélo pour réclamer l’aménagement de pistes cyclables sécurisées. Le départ en vélo est prévu à 10H30 à la mairie de Bayonne. Bizi! invite toutes les associations et mouvements sensibilisés aux questions de sécurité des cyclistes ou de pollution à s’associer à cette mobilisation.

Le boulevard du BAB est un axe majeur de l’agglomération. Il s’étend sur 7 km entre l’Adour et l’aéroport de Biarritz. Il est plat et sans détour, de quoi faire rêver les cyclistes du quotidien. Les habitations se sont densifiées autour de cet axe, c’est autant de monde susceptible de l’emprunter. Les autorités découragent les citoyens souhaitant passer aux mobilités douces en les entourant d’axes exclusivement réservés à la voiture.

Tout le monde critique la décision de Trump de sortir de l’accord de Paris mais le non-aménagement du boulevard du BAB s’inscrit exactement dans la même logique de statu quo et de déni climatique. Face à l’urgence climatique, la place de la voiture doit être réduite. Un quart des émissions de gaz à effet de serre est lié à la question du transport ! De plus, la pollution générée par la concentration automobile dans les centres-villes a un impact important sur la santé publique. La priorité des autorités en charge de la mobilité doit être la conversion des voies voitures intra muros vers des voies dédiées aux modes doux.