Partout, la jeunesse se mobilise et ses revendications sont d’une lucidité implacable. Parties des lycées, les mobilisations de la jeunesse se sont étendues aux universités et ont vite reçu de nombreux soutiens. Elles rappellent une nouvelle fois que la lutte pour la fin du monde et celle pour la fin du mois relèvent bien du même enjeu : celui d’une justice sociale.
Manque d’enseignants et de personnel, bâtiments vétustes, le manque de moyens est partout souligné et reproduit des inégalités territoriales déjà vives. À cette relégation sociale se superpose désormais une profonde injustice environnementale. Ce sont les mêmes jeunes qui subissent la double peine car non seulement ils sont relégués dans des établissements scolaires vétustes et en manque de moyens mais souvent habitent des logements passoires, étouffent dans les îlots de chaleur urbains.
Au-delà des personnes les plus vulnérables qui paient le prix fort de l’inaction politique, c’est l’ensemble de la population qui se trouve impactée. Pour exemple, dans l’hexagone, ce sont plus de 50 000 établissements scolaires concernés par le défi de l’adaptation et de la rénovation du bâti. Lors de la canicule de juin 2026, environ 4 000 écoles ont fermé temporairement et 11 000 autres établissements ont dû adapter leur fonctionnement. Comment étudier correctement et passer des examens dans ces conditions ?
Nous soutenons cette génération qui refuse de voir ses perspectives d’avenir verrouillées. En bloquant les lycées et les facultés, en s’emparant des outils d’un activisme déterminé, la jeunesse ne défend pas seulement son droit à participer à la démocratie, elle revendique également l’égalité des chances, l’amélioration des conditions d’études et de logement, la réduction des inégalités sociales et territoriales, ainsi que la mise en œuvre de politiques éducatives et environnementales à la hauteur des enjeux contemporains.
Les questions sociales et environnementales sont étroitement liées et nécessitent des réponses coordonnées. La lutte contre les inégalités, l’accès de toutes et tous à des conditions de vie dignes et la transition écologique constituent des objectifs qui doivent être pris en compte conjointement dans l’action publique.
La situation exige un véritable changement de cap de la part du gouvernement et des parlementaires. Les revendications légitimes des jeunes appellent des réponses politiques et non répressives. Les débats budgétaires en cours sont une opportunité pour donner des moyens conséquents en faveur de l’éducation et d’une véritable métamorphose écologique.
C’est pourquoi nous appelons à participer à la mobilisation ce samedi 17 octobre à 14h à la gare de Bayonne.
















