1. Émissions massives de CO2 dès le chantier : La phase de construction elle-même émettra plusieurs millions de tonnes de CO2 dans l’atmosphère avant même que le premier train ne roule.
2. Perte de forêts, puits de carbone essentiels : La construction entraîne la disparition de milliers d’hectares de forêt, qui sont reconnus comme des puits de carbone importants. L’emprise totale du GPSO inclura la perte de 3 300 ha de forêts.
3. Absence de justification climatique claire : Le projet manque de justification concernant son bénéfice climatique, car le report modal (passagers passant de la voiture au train) censé compenser les émissions ne fait l’objet d’aucune étude ou quantification précise.
4. Vaste destruction de terres et d’habitats naturels : Le projet GPSO aura une emprise totale de 6 300 ha, impliquant la destruction de 1 500 ha de terres agricoles, 3 300 ha de forêts, 370 ha de zones humides, et 90 plans d’eau.
5. Fragmentation des écosystèmes – la construction de la ligne va fragmenter des écosystèmes, nuisant à la continuité écologique – et de la biodiversité, y compris les sites protégés. Le projet va affecter notamment plusieurs sites Natura 2000.
6. Consommation énergétique accrue et nouvelles infrastructures : Rouler « toujours plus vite » implique de consommer plus d’énergie, nécessitant la construction de nouvelles infrastructures énergétiques.
7. Contre les recommandations du GIEC : Le projet de LGV, en promouvant la vitesse et la croissance des infrastructures, va à l’encontre des recommandations du GIEC qui préconise de « stopper rapidement » la course à la croissance. Une société soutenable appelle à la sobriété.
8. Promotion d’un modèle de société non durable : La LGV est vue comme l’incarnation d’un modèle basé sur la croissance économique, la métropolisation, et la construction sans cesse de nouvelles infrastructures, plutôt qu’un modèle relocalisé et axé sur la sobriété.
9. Refus d’optimiser l’existant au profit du neuf destructeur : Au lieu d’optimiser les infrastructures ferroviaires existantes, par exemple en rénovant les voies et la signalisation pour augmenter la capacité, le projet choisit de construire une ligne neuve coûteuse et écologiquement impactante, alors qu’une société soutenable chercherait à optimiser les infrastructures existantes.
10. Un gouffre financier avec un budget a minima de 14 milliards, financé à 40% par les collectivités locales : des milliards d’euros d’argent public qui devraient être affectés aux développement des transports du quotidien, à la lutte contre le changement climatique et à l’adaptation à ses conséquences.
Plus d’informations sur ce grand projet à retrouver dans notre argumentaire :