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juil. 07 2017

Articles du Vendredi : Sélection du 7 juillet 2017

Le changement climatique menace la sécurité globale

Olivier Tosseri
www.lesechos.fr/monde/enjeux-internationaux/030427591903-le-changement-climatique-menace-la-securite-globale-2099744

Plan climat du gouvernement : la réaction du Réseau Action Climat

RAC
http://makefrancegreenagain.fr

Canicule et changement climatique

David Salas y Mélia, Météo France
www.meteofrance.fr/actualites/51243649-canicule-et-changement-climatique

Les bénéfices des entreprises du CAC 40 bondissent, les dividendes explosent

Bruce de Galzain
www.franceinter.fr/economie/les-benefices-des-entreprises-du-cac-40-bondissent-les-dividendes-explosent

AEBetako alkateek ez dute onartzen zaborren errausketa energia berriztagarritzat

Pello Zubiria Kamino
www.argia.eus/blogak/zero-zabor/2017/07/04/aebetako-alkateek-ez-dute-onartzen-zaborren-errausketa-energia-berriztagarritzat

Le changement climatique menace la sécurité globale

Olivier Tosseri
www.lesechos.fr/monde/enjeux-internationaux/030427591903-le-changement-climatique-menace-la-securite-globale-2099744

L’augmentation des catastrophes naturelles et la dégradation du cadre de vie de nombreuses populations a fait exploser le nombre de réfugiés climatiques, créant ou aggravant les conflits armés.

 

La faim dans le monde et le réchauffement climatique n’ont pas que des conséquences humanitaires et écologiques. Ils ont aussi des répercussions géopolitiques. C’est ce que met en évidence l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) qui tient cette semaine à Rome sa Conférence bisannuelle. Son directeur général, José Graziano da Silva, a rappelé que « près de 60% des personnes affectées par la faim sont confrontées » à un ou des conflits.

Dégradation climatique et guerres intimement liés

Contrôle de l’approvisionnement en eau, révoltes contre la déforestation, tensions liées à l’afflux de réfugiés fuyant sécheresse et inondations sont autant de causes potentielles ou avérées de guerres. Un récent rapport commandé par les pays du G7 à l’Institut allemand Adelphi révèle que depuis la fin de la seconde guerre mondiale 111 conflits leur sont imputables dont 79 sont toujours en cours parmi lesquels 19 sont considérés d’intensité maximale (niveau 4 sur une échelle de 1 à 4). Citons notamment le Darfour où les combats visent en particulier à s’assurer de l’accès des ressources hydriques.

Sécheresse en Syrie

Des chercheurs de l’Université de Berkeley ont ainsi évalué que depuis 1980 l’augmentation des températures en Afrique sub-saharienne avait accru de 11% le risque de guerre dans cette zone. Si le réchauffement climatique n’est pas enrayé, ce dernier augmentera de 54% d’ici 2030 à l’échelle du continent. Lorsqu’il ne les provoque pas, le changement climatique aggrave les conséquences des conflits sur les populations qui les subissent. En pleine guerre civile la Syrie a connu entre 2006 et 2011 la sécheresse la plus longue de l’Histoire récente de la région avec la perte de récolte la plus importante jamais enregistrée. Sur 22 millions d’habitants, plus d’un million et demi (en grande partie paysans et éleveurs) ont souffert de la désertification de leur environnement les poussant à émigrer, ce qui a fait exploser la population citadine.

20 millions de déplacés

Des situations dont la fréquence mais surtout l’ampleur augmentent. L’an dernier les changements climatiques ont provoqué plus de 7.000 victimes, affecté la vie de 400 millions de personnes, engendré 20 millions de déplacés et de réfugiés et causé des dégâts estimés à 100 millions de dollars. D’après l’IOM (l’Office international des migrations) les réfugiés climatiques seront 250 millions à l’horizon 2050. Ils sont aujourd’hui le triple de ceux fuyant des guerres même si la distinction est de plus en plus difficile à effectuer.

Multiplicateur de menaces

Les catastrophes naturelles, la difficulté d’accès aux ressources qui se raréfient et la dégradation de l’environnement ont comme double effet d’aggraver la faim dans le monde mais aussi de jouer le rôle de « multiplicateur de menaces » concernant la sécurité globale nourrissant conflits armés et terrorismes.

Plan climat du gouvernement : la réaction du Réseau Action Climat

RAC
http://makefrancegreenagain.fr

Passer des réactions médiatiques en réponse à la décision de Donald Trump de sortir de l’accord de Paris, à l’action sur le climat en France et en Europe : voilà quelles étaient les attentes des associations du Réseau Action Climat pour le Plan présenté aujourd’hui par le Ministre de la transition écologique et solidaire. Notre réseau avait ainsi formulé au mois de juin un ensemble de propositions pouvant être rapidement adoptées par le Gouvernement dans différents secteurs de l’économie française : l’agriculture et de l’alimentation, la fiscalité, la rénovation des logements, les transports ou encore l’énergie.

 

Il y a trois grands absents dans ce Plan climat. Celui-ci passe totalement sous silence la nécessaire fermeture de réacteurs nucléaires, indispensable à l’atteinte des objectifs de la loi de Transition énergétique et pour laisser la place aux énergies renouvelables. Plus grave encore, on observe un recul sur la solidarité climatique internationale. Il n’y a pas de nouvelle mesure concrète ; la taxe sur les transactions financières au niveau européen, censée générer des recettes pour la solidarité internationale, ne figure pas dans ce plan. Pourtant, le président de la République s’était engagé le 6 juin, en présence des associations, à soutenir activement un accord européen sur cette taxe d’ici le mois de juillet 2017. Ce revirement de positionnement est inacceptable pour le Réseau Action Climat. La mise en place de cet outil est capitale, dans le contexte international actuel, pour aider les pays les plus vulnérables à lutter contre les changements climatiques et leurs impacts. Alors que le G20 s’ouvre le 7 juillet, la France devra revoir rapidement sa position si elle souhaite dépasser les déclarations d’intentions et incarner un véritable leadership mondial sur l’enjeu climatique. Enfin, le Plan Climat ne prévoit pas de revoir radicalement la mauvaise position française sur les puits de carbone. C’est pourtant un marqueur de l’ambition que se donne ou non l’Europe pour respecter l’Accord de Paris.

 

Heureusement, le Plan Climat contient quelques mesures qui vont dans le bon sens. Il en va ainsi de la volonté d’aller plus loin en termes d’objectifs de réduction d’émissions de gaz à effet de serre pour 2050, de fiscalité écologique, avec une accélération prévue de la taxe carbone pour mettre en œuvre l’accord de Paris, ou encore de la prise en compte des enjeux sociaux et de la conversion professionnelle pour pouvoir fermer les dernières centrales au charbon françaises d’ici 2022. C’est aussi le cas de l’objectif de rénover sous les 10 prochaines années les 8 millions de passoires énergétiques que compte notre pays, ou encore de la proposition d’interdire l’octroi de nouveaux permis d’exploration pétrolière et gazière, bien qu’incomplète puisqu’elle exclut les permis en cours.

 

Mais, pour l’essentiel, le plan climat se contente surtout d’identifier les chantiers prioritaires pour réduire les émissions de gaz à effet de serre de notre pays et renvoie ainsi les mesures concrètes à adopter à des concertations ultérieures, comme les Etats Généraux de l’agriculture et de l’alimentation ou encore le projet de loi de finances pour 2018. Or, identifier les défis à relever est une chose, mais s’y atteler en est une autre. Si lancer ces chantiers est nécessaire, cela ne doit pas empêcher le Gouvernement d’adopter des solutions efficaces et immédiates de la transition climatique, comme l’appui au développement des transports en commun, ou l’aide aux mobilités dites « actives », telles que le vélo.

 

L’analyse détaillée du plan climat sera publiée aujourd’hui sur le site http://makefrancegreenagain.fr/

Canicule et changement climatique

David Salas y Mélia, Météo France
www.meteofrance.fr/actualites/51243649-canicule-et-changement-climatique

La France a connu du 18 au 22 juin une canicule remarquable par sa précocité et son intensité. De tels évènements sont-ils amener à se multiplier avec le changement climatique ? David Salas y Mélia, climatologue au Centre national de recherches météorologiques de Météo-France, revient sur cet épisode remarquable et décrypte l’influence du changement climatique sur la survenue des vagues de chaleur.

Cet article est également disponible sur le site de The Conversation, dont Météo-France est partenaire

Canicule de juin : une vague de chaleur historique appelée à se répéter

La France a connu la semaine passée une canicule remarquable : depuis 1947, seule la vague de chaleur du 18 au 28 juin 2005 avait été aussi précoce ; et jamais une journée de juin n’avait été aussi chaude depuis le début des relevés de Météo France.

La température moyenne – établie à partir des températures minimales et maximales relevées dans 30 stations météorologiques représentant tous les climats de l’Hexagone – a en effet culminé à 26,4 °C le 21 juin (19 °C et 33,9 °C respectivement pour les minimales et maximales sur le pays).

Cette vague de chaleur a été ponctuée de nombreux records de température maximale pour le mois de juin : 34,6 °C au Touquet et 38,2 °C à Saint-Maur-des-Fossés le 21, 36,5 °C à Nancy le 22, 40 °C à Monclus (Gard) et 37,3 °C à Cannes le 25. Les minimales ont également battu des records, particulièrement dans les grandes agglomérations en raison du phénomène d’îlot de chaleur urbain, qui limite le refroidissement nocturne et aggrave l’inconfort thermique au cœur des villes. Ainsi, le mercredi 21 juin, le thermomètre n’est pas descendu en dessous de 24,2 °C à Villacoublay dans la proche banlieue parisienne.

Un début d’année très chaud

Au final, à près de 3 °C au-dessus de la moyenne des mois de juin de 1981-2010, juin 2017 aura été le 2e mois de juin le plus chaud depuis 1900, nettement au-dessus de précédents mois de juin remarquables (1976 : 2,2 °C, 2005 : 2,1 °C), mais assez loin de juin 2003 (4,1 °C).

Ces conditions interviennent dans le sillage d’un début d’année très chaud pour la planète : selon l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA), à l’exception de l’année 2016 marquée par un puissant phénomène El Nino, jamais les 5 premiers mois d’une année n’avaient été aussi chauds.

Les événements caniculaires ont des impacts dans de nombreux domaines et leur coût économique est extrêmement élevé. Cela amène à faire le point sur leurs changements récents de fréquence et d’intensité, leurs liens avec le contexte du réchauffement planétaire en cours et leur possible évolution future.

Les caprices de la circulation atmosphérique

La configuration particulière de la circulation atmosphérique a joué un rôle clé dans l’événement de la semaine dernière.

Un dôme d’air chaud associé à un anticyclone s’est mis en place sur l’Europe de l’Ouest, et plus largement de l’Afrique du Nord à la France, ce qui a favorisé des conditions caniculaires.

À l’inverse, deux mois plus tôt, des gelées tardives avaient fortement affecté de nombreuses cultures fruitières à travers le pays. Par exemple, une température de -8,8 °C a été observée le 20 avril à Mourmelon (Marne), ce qui représente un nouveau record de froid mensuel pour cette station ouverte en 2004. Un anticyclone, positionné cette fois-ci sur les îles Britanniques avait alors favorisé l’arrivée d’une masse d’air particulièrement froide en provenance de la Scandinavie et des pays baltes.

Ces deux cas mettent en évidence le rôle clé de la circulation atmosphérique dans la génération d’événements météorologiques chauds ou froids remarquables pour un mois donné de l’année.

 

La perception des changements de fréquence et d’intensité des vagues de chaleur et de froid peut être très différente d’une personne à l’autre, allant par exemple de « Rien de neuf, il a toujours fait chaud ou froid » à « Les vagues de chaleur sont de plus en plus nombreuses et fortes, c’est lié au réchauffement climatique ».

De quels éléments dispose-t-on aujourd’hui pour étayer l’une ou l’autre de ces opinions ?

Des vagues de chaleur plus intenses et fréquentes

Dans une étude parue en 2012, des chercheurs américains ont classé en trois tiers les températures observées en chaque lieu de la planète en moyenne saisonnière (été et hiver) sur la période 1951-1980. Dans le premier tiers, les températures les plus froides, dans le second, les températures proches de la moyenne, et les températures les plus chaudes dans le troisième. Cela signifie qu’en moyenne sur 1951-1980, 33 % des températures sont considérées comme « chaudes », 33 % comme « froides », les autres régions étant « proches des normales ».

Depuis le début du XXIe siècle, cette répartition à fortement évolué : en été de l’hémisphère nord, seules environ 10 et 15 % des températures sont respectivement « froides » et « proches des normales » en conservant la référence de 1951-1980. En revanche, 75 % des régions de l’hémisphère nord connaissent désormais des températures « chaudes » en été ! Depuis 2001, en moyenne de l’ordre de 10 % des régions sont frappées par des conditions « extrêmement chaudes », du type des événements caniculaires de 2003 en Europe de l’Ouest, de 2010 en Russie de l’Ouest, de 2011 au Texas ou de 2012-2013 en Australie.

Même s’ils ont été obtenus en moyenne sur des saisons et non pas sur la base de températures journalières, ces résultats suggèrent une augmentation de la fréquence et de l’intensité des vagues de chaleur, ce qui est d’ailleurs attendu, dans la mesure où la température moyenne mondiale s’est réchauffée d’environ 0,8 °C depuis le milieu du XXe siècle.

Quelle est l’influence de l’homme ?

La question qui vient naturellement lorsqu’une évolution des vagues de chaleur a été détectée est celle d’un lien éventuel avec les émissions humaines de gaz à effet de serre, d’aérosols (ces particules ou gouttelettes en suspension dans l’atmosphère et dont l’effet total est de contribuer à légèrement refroidir le climat, contrairement aux gaz à effet de serre qui tendent à le réchauffer) ou avec d’autres facteurs naturels influençant les évolutions climatiques (évolution du rayonnement solaire, éruptions volcaniques).

Encore faut-il pour cela connaître comment le climat de la planète réagit à chacun des facteurs pris isolément, sans recours possible à l’observation, car le climat est soumis aux actions combinées et indissociables de ces facteurs.

Parmi d’autres méthodes, l’utilisation des modèles de climat permet de multiplier les expériences. Par exemple, prise en compte ou non des changements de composition de l’atmosphère dus aux activités humaines, ou combinaison de tous les facteurs observés ou estimés agissant sur le climat. Un modèle de climat global est une représentation numérique du système climatique de la planète s’appuyant sur les lois de la physique et couplant notamment l’océan, l’atmosphère, les glaces, les surfaces continentales et le cycle du carbone.

Il a été montré que les situations atmosphériques propices aux canicules sont généralement bien représentées par ces modèles, que ce soit en Amérique du Nord ou en Europe, ce qui donne du crédit à ce type de méthode. La compilation de nombreux travaux scientifiques utilisant des modèles et des observations a ainsi permis au Giec de conclure dans son rapport de 2013 :

« Il est désormais très probable que l’influence humaine a contribué à des changements observés à l’échelle du globe relatifs à la fréquence et l’intensité des extrêmes journaliers de température depuis le milieu du XXe siècle. »

Activités humaines et grandes canicules récentes

Parmi les vagues de chaleur qui ont frappé l’Europe depuis, celle d’août 2003 a été probablement la plus intense depuis au moins l’année 1500. En particulier, la journée du 5 août a été la plus chaude jamais observée par Météo France (29,4 °C, avec en moyenne sur le pays des minimales et maximales de 21 °C et 37,7 °C respectivement).

Une équipe de recherche anglaise a montré que même si un tel événement aurait probablement pu exister sans réchauffement climatique, les émissions humaines de gaz à effet de serre ont au moins multiplié par deux les chances qu’il se produise.

Dix ans plus tard, des travaux menés par la même équipe indiquent que, compte tenu du réchauffement intervenu depuis dans la région, l’événement de 2003 a non plus une chance de se produire par millénaire environ, mais plutôt une fois par siècle.

Ce à quoi il faut désormais s’attendre

Dans le meilleur des cas, les émissions humaines de gaz à effet de serre seront conformes aux engagements des pays ayant ratifié l’Accord de Paris lors de la COP21 fin 2015.

Cela signifie concrètement que les émissions de gaz à effet de serre continueront à augmenter au moins jusqu’en 2030, mais probablement moins rapidement que si les négociations climatiques avaient échoué. Au-delà, le respect de la cible de réchauffement maximal de 1,5 °C par rapport à la fin du XIXe siècle impliquera probablement des émissions négatives de CO2, c’est-à-dire une captation du CO2 atmosphérique et son stockage à partir du milieu du siècle. D’autres scénarios avec émissions plus intenses de gaz à effet de serre ne sont malheureusement pas à exclure.

Quel que soit le scénario suivi, le réchauffement planétaire se poursuivra probablement pendant au moins plusieurs décennies et s’accompagnera de vagues de chaleur de plus en plus fréquentes et intenses. Cela signifie que de nombreux records de chaleur tomberont de nouveau. Toutefois, des records de froids seront probablement également battus, mais beaucoup moins souvent, les vagues de froid devenant à la fois de moins en moins fréquentes et généralement moins intenses.

La canicule de juin 2017 et celle de fin août 2016 s’inscrivent pleinement dans ce qui peut être logiquement attendu pour le futur : une saison de canicule commençant de plus en plus tôt et finissant de plus en plus tard, avec des événements souvent plus intenses qu’aujourd’hui. Et sans contrôle des émissions de gaz à effet de serre, l’été caniculaire de 2003 deviendra la norme à la fin du siècle.

Météo France a conçu une application interactive – Climat HD – consacrée au changement climatique. Elle propose une visualisation simple et accessible à tous de l’état des connaissances sur le changement climatique en France, aux échelles nationale et régionale.

David Salas y Mélia, Climatologue, chercheur au Centre national de recherches météorologiques, Météo France

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

Les bénéfices des entreprises du CAC 40 bondissent, les dividendes explosent

Bruce de Galzain
www.franceinter.fr/economie/les-benefices-des-entreprises-du-cac-40-bondissent-les-dividendes-explosent

Le cabinet EY publie une étude sur le “Profil financier du CAC 40”. Les bénéfices des entreprises ont augmenté de 40% en un an, les dividendes des actionnaires battent des records.

 

Les entreprises du CAC 40, le principal indice de la Bourse de Paris, se portent bien. Selon un rapport du cabinet EY, entre 2015 et 2016, les bénéfices de ces sociétés cotées ont augmenté de 40%, passant de 55 milliards d’euros en 2015 à 77 milliards d’euros en 2016. Elles ont retrouvé un niveau de bénéfices comparable à 2010, mais nettement inférieur à celui de 2007 (96 milliards d’euros de bénéfices).

Grâce à ces bons résultats, l’indice CAC 40 a fait un bond 5% en 2016, mais il reste inférieur au niveau atteint il y a dix ans. Entre 2006 et 2016, il a chuté de 12 %.

L’industrie et le BTP restent les poids-lourds

Les sociétés qui génèrent le chiffre d’affaires le plus important relèvent du BTP et de l’industrie, avec 478 milliards d’euros de chiffre d’affaires, soit près de 40% du chiffre d’affaires global des entreprises du CAC 40 en 2016. Les nouvelles technologies, les télécoms et les médias, eux, n’ont pas généré plus de 8% du revenu global du CAC 40 en 2016 (98 milliards d’euros), mais elles progressent : +12% de croissance en 2016.

Au total, la valeur marchande des entreprises du CAC 40 a augmenté de 9%, passant de 1 243 milliards d’euros en 2015 à 1 351 milliards d’euros en 2016.

Au-delà des frontières de l’Europe

Les entreprises investissent de nouveau. L’investissement total est en progression pour la première fois depuis 2012, et s’établit à 6% du chiffre d’affaires global. Les entreprises sont de moins en moins endettées – c’est la cinquième année consécutive de baisse – et le niveau d’endettement est au plus bas depuis 11 ans.

Mais le développement des entreprises se fait en dehors de l’Europe. Depuis 2006, la part de l’activité des entreprises du CAC 40 en Europe a chuté, passant de 73% à 54%. Les entreprises développent leurs activités en Amérique et en Asie.

Un record de dividendes pour les actionnaires

Avec ces bons résultats, les actionnaires qui investissent dans les entreprises du CAC 40 sont récompensés. Le montant total des dividendes distribués en 2017 sur les bénéfices de 2016 a atteint 46 milliards d’euros. C’est 1 milliard de plus qu’en 2015, et c’est un record depuis 2006.

AEBetako alkateek ez dute onartzen zaborren errausketa energia berriztagarritzat

Pello Zubiria Kamino
www.argia.eus/blogak/zero-zabor/2017/07/04/aebetako-alkateek-ez-dute-onartzen-zaborren-errausketa-energia-berriztagarritzat

AEBetako alkateen elkarteak, 30.000 biztanle baino gehiagoko udaletako alkateak biltzen dituenak, energia berriztagarrien zerrendatik kanpo utzi du hondakinen errausketa, erraustegien industriak azken unera arte gogor egin duen arren presio. Ekainean egindako azken biltzarrean gertatu da, AEBetako alkateek Donald Trumpi eskatu diotenean ez abandonatzeko Obamak berriztagarrien alde irekitako bidea.

Donald Trumpek abian jarri duenean Barack Obamaren garaian energia berriztagarrien alde ezarritako neurriak mozteko bidea, AEBetako alkateen elkartea atera zaio erdira, berresteko 2035erako lortu nahi dutela energia kontsumoaren %100 berriztagarri izatea. Errauste planten lobbya izan da alkateen arteko adostasuna lehertzen saiatu den erakundeetako bat, haserre udalek ez dutelako zaborren errausketa berriztagarritzat jotzen. Ez dute lortu.
Erraustegien lobbya konspiratzen nola zen iragarri zuen Huffington Post-ek: “The Trash Incinerator Industry Is Trying To Tank A Massive Renewable-Energy Effort“. Orain jakin denez, porrot egin dute.

GAIAko Ahmina Maxeyk deklaratu duenez, errausketaren industria ahaleginak eta bi egiten ari da beren negozioa indarrean mantentzen merkeago eta garbiagoak diren energi hornitzaileen aurrean. “Benetako egia da erraustea industria kutsatzailea dela, eta gure alkateak hori ulertzeko bezain burutsuak izan dira”. Azken hilabeteetan erraustearen industriak ahalegin handiak egin ditu gobernuak diru-laguntzak eman diezazkion bere jarduerari, hondakinen erraustea (eufemismoz “waste to energy” deitzen dutena, zaborren balorizazioa) energia berriztagarritzat katalogatuz.

Kalifornian, esate baterako, duela hilabete bitan saiatu da erraustegien lobbya diru-laguntzak lortzen bere planta kutsatzaileentzat, eta bietan galdu du bataila ingurumen justiziaren aldeko elkarteen eraginez. Itsasoaren beste aldean, berrikitan Europako Legebiltzarrak ere dei egin du errausketarako diru-laguntzak moztu daitezen, hondakinen murrizketa eta birziklatzea oztopatzen dituelako.

PFPI Politikaren Gardentasunaren aldeko Elkartasuna erakundeko Mary Boothek esan du: “Erraustegiek energia ekoizteko plastikoak eta beste material kutsagarriak erre beharra dauzkate eta orduko-megawat bakoitzeko gehiago kutsatzen dute ikatzezko zentralek baino. Errausketa teknologia zikina da eta ez du merezi energia berriztagarritzat har dezaten”.

Errausketa da argindarra sortzeko iturri garestiena urrutitik ere, Energiaren Nazioarteko Agentziaren datuen arabera. GAIAko Monica Wilsonek esan duenez “alde batetik herritarrak behartzen ditu planta horiek beren zergekin pagatzera; gainera, horiek osasunean eta ingurumenean eragindako kalteak ere beraiek jasan behar dituzte. Aste honetan garbi geratu da errausketaren industria kapital politikoa galtzen ari dela, AEBetan bezala mundu osoan”. Tira, ia mundu osoan… Gipuzkoan bezala Bizkaian EAJ, PSE eta PPko kargu guztiek segitzen dute zaborren errausketa famatzen energia berriztagarri berde garbitzat.